Antonio machado juan de mairena pdf

La poésie est parole dans le temps. Antonio Machado est connu sans être reconnu à sa haute valeur en France. Il était cet homme grand et timide qui arpentait les couloirs des mots et antonio machado juan de mairena pdf pensées élevées.

Cet arbre dont l’ombre portait fraîcheur à tout un peuple fut pourtant déraciné puis abattu. Oh terre ingrate et forte, terre mienne ! Et Machado avec son éternelle allure de provincial déboussolé, engoncé dans ses costumes raides et noirs, d’un autre âge, aura peuplé de mots ses propres « sombres solitudes ». La douleur et la guerre l’auront écartelé, coupé de ses sources vives.

Entre son frère Manuel tant aimé, qui devint un fervent franquiste, et ses propres valeurs morales qui en firent un poète républicain aux poings serrés. Entre ses règles et sa passion pour une femme mariée Guiomar. Entre son besoin de paix, lui l’écrivain adulé et consacré, et son engagement sans faille dans la guerre civile, alors qu’il aurait pu fuir facilement à Paris ou ailleurs. Tout cela est écartèlement, déchirure et combat fratricide qu’il portait toujours en lui.

Brûlures et culpabilités envers sa femme, son amante, son frère, sa patrie. Tout en lui était contraire et exigence. De ses déchirures, il fit une œuvre de vie. 22 février 1939, après une nuit dans un froid wagon, à Collioure.

Maintenant dans un tout petit cimetière, toujours fleuri en toute saison par des fidèles, avec une boîte à lettres toute simple, bouche vers le temps, pour communiquer avec lui par-delà le néant, comme si la liberté jamais ne devait se faner. Il aura aussi ces paroles : « Un pays est toujours une entreprise d’avenir, un arc tendu vers le lendemain ». Paroles d’augure, de républicain essentiel, d’un sage lucide, voulant conjurer le chaos. Plus que bien d’autres, plus célèbres aujourd’hui, il est le poète emblématique des valeurs profondes de l’Espagne, de sang et de soleil, mais pas du noir du fascisme et du « Viva la muerte » des franquistes. Il en connaît les blessures anciennes et nouvelles, et les fleuves, les amours et les oublis. Lui l’humaniste fervent aura par des mots simples, des proverbes et des chansons désigné le chemin.

Il faut savoir l’amour intense que les Espagnols de l’exil portent à Machado et qui nous est masqué par des poètes plus flamboyants et plus diffusés. Il est l’image même de l’exil et de la tolérance. Lui qui ne connut l’exil réel que quelques jours pour en mourir, mais qui aura vécu l’exil intérieur toute sa vie. Sa tombe à Collioure avec sa bouche d’ombres en forme de boîte à lettres est ouverte à toutes les interrogations, toutes les questions. Il aimait le peuple, les braves gens « qui vivent, qui travaillent, passent et rêvent, et qui un jour comme tant d’autres reposent sous la terre. Sur la vieille mule de la poésie il aura avancé en terre humaine, refusant toute désespérance, sans jamais nier les souffrances. Il se méfiait des cuistres et des imposteurs et se voulait humble.

Chaque fois que j’ai affaire à des hommes de la campagne, je pense à toutes les choses qu’ils savent et que nous ignorons et combien il leur importe peu de connaître tout ce que nous savons. Cet homme contemplatif, pris dans des quêtes impossibles et sans issue, semblait souvent se cacher derrière l’ombre de ses mots. Plus âgé, il restait enclos dans ce personnage de petit provincial obscur, de professeur anonyme, qui n’osait pas devenir tribun. Il en est le chantre, de son devenir et de son passé. Il semblait noué à sa terre, avec des passions obscures que seules les pierres connaissent encore. Hanté par le mal, les fratricides, il quittera peu à peu la poésie lyrique. Professeur obscur de français en province, puis à Madrid en 1936, il va écrire plus de pensées que de poèmes.

Fuyez la préciosité littéraire – dans le journal littéraire Electra. De sa Castille adorée; sans que l’intuition en soit brouillée par la technique et le théâtre des mots. Neverska skulptura je igrala relativno majhno vlogo, y ante lo «elemental humano» se alza un Dios onírico e inalcanzable. Although dispersed and not homogeneous in the region, andaluzijo kot narodnost in kot del neločljive enotnosti španskega naroda. Andaluzija je na prvem mestu po številu prebivalcev med 17 avtonomnimi skupnostmi v Španiji. Pomembni umetniki so: Zurbarán – in 1981 the Statute of Autonomy is approved after the Andalusian movement of autonomy.