Que choisir fevrier 2016 pdf

Please forward this error screen to 10. L’adolescence constitue une période clé d’expérimentation et d’apprentissage des interactions sociales entre les individus notamment des sentiments amoureux et des relations sexuelles. C’est donc le moment privilégié pour identifier les risques et s’approprier durablement les notions de prévention, de respect de l’autre et de son propre corps. Cette période est d’autant plus intéressante en matière de prévention qu’elle est le plus souvent, pour l’adolescent, nourrie que choisir fevrier 2016 pdf curiosité et d’une volonté de découvertes.

Les acteurs de la prévention et de l’éducation pour la santé peuvent s’appuyer sur leurs nombreux questionnements et leur soif d’informations, de connaissances et de récits d’expériences en matière de vie affective et sexuelle. En 2016, la loi de modernisation de notre système de santé ainsi que plusieurs rapports d’experts sont venus réaffirmer l’importance d’accentuer et de renforcer les politiques de santé en direction des jeunes et notamment en ce qui concerne l’éducation à la sexualité. Données de contexte sur la sexualité des jeunes Les représentations de la jeunesse souffrent d’une tension entre deux discours issus de ce que Michel Bozon appelle « la panique morale des adultes »  : l’un affirmant que la jeunesse est en danger et l’autre soulignant qu’elle est dangereuse. Les idées reçues, les peurs et les fantasmes autour de la sexualité des jeunes sont nombreux et très souvent relayés dans les médias.

Au carrefour de toutes ces anxiétés se trouve la pornographie, dénoncée comme le danger par excellence pour la jeunesse. Elle entraînerait des pulsions d’imitation, de terribles complexes, une perte du sens de la réalité, des comportements violents. En matière d’éducation à la sexualité, il est essentiel de partir de leur vécu et de leur réalité, et que les professionnels s’appuient sur des données et des connaissances objectivées. Autrefois, l’entrée dans la sexualité était fortement corrélée à l’entrée dans la conjugalité, en particulier pour les femmes. La deuxième moitié du XXe siècle a été marquée par un abaissement de l’âge d’entrée dans la sexualité qui a principalement concerné les femmes, réduisant ainsi fortement l’écart qui pouvait exister entre les sexes. Contrairement à certaines idées reçues, les adolescents d’aujourd’hui n’entrent, en moyenne, pas plus tôt dans la vie sexuelle que les générations précédentes. D’après le dernier Baromètre Santé, en 2010, l’âge médian au premier rapport sexuel, c’est à dire l’âge auquel la moitié de la population a déjà eu un rapport sexuel, est de 17,4 ans pour les garçons et 17,6 ans pour les filles .

Cet âge médian n’a pas évolué depuis les années 70. Le préservatif apparaît donc comme un code d’entrée dans la sexualité, témoignant de l’impact des campagnes et actions de prévention. Par ailleurs, les enquêtes montrent que la probabilité d’utiliser un préservatif lors du premier rapport sexuel augmente avec le niveau d’études et qu’a contrario, elle baisse avec la précocité de ce premier rapport. Si l’utilisation du préservatif est élevée lors des premiers rapports avec un nouveau partenaire, elle est beaucoup moins constante dans le temps.

Ces éléments montrent l’importance de disposer de données nouvelles sur le rapport actuel des jeunes à la prévention, et d’adapter et redynamiser les messages de promotion du préservatif auprès de ce public. Cette tendance est également observée en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, où les relations sexuelles entre hommes constituent actuellement le mode de contamination largement majoritaire. Celles-ci peuvent se transmettre y compris lors de rapports bucco-génitaux, de caresses ou par simple contact intime. De façon convergente, les données disponibles montrent une prédominance des IST chez les jeunes ainsi qu’une augmentation récente et préoccupante de leur fréquence dans cette population.

Concernant l’infection à Chlamydia, qui est l’IST bactérienne la plus fréquente, le nombre de cas diagnostiqués en 2015 a été estimé à environ 81 000. 2015 sont des femmes, en majorité âgées de 15 à 24 ans, ce qui reflète en partie l’application des recommandations du dépistage systématique des jeunes femmes dans les centres dédiés. Chez les hommes, la classe d’âge la plus concernée est les 20-29 ans. Concernant la gonococcie, les moins de 29 ans concentrent la grande majorité des cas chez les hommes et la quasi-totalité chez les femmes. Les femmes ayant une gonococcie sont plus jeunes que les hommes, leur âge médian étant de 21 ans versus 28 ans chez les hommes. Une augmentation du nombre de gonococcies est observée en 2015 chez les deux sexes.

Concernant la syphilis, le nombre de cas de syphilis récentes notifiés continue d’augmenter en 2015, augmentation observée surtout hors Ile-de-France. Le réseau RésIST fait également part d’une augmentation du nombre de cas chez les hétérosexuels depuis 2012, notamment dans les régions hors Ile-de-France. Les pratiques contraceptives des jeunes Depuis la loi du 28 décembre 1967, dite loi Neuwirth, qui autorise la fabrication et la commercialisation de la contraception orale, la couverture contraceptive des femmes française n’a cessé de croître. En France, si la contraception orale est globalement majoritaire parmi toutes les femmes, de fortes disparités existent en fonction de leur âge. La controverse intervenue fin 2012 autour des pilules dites de 3ème et de 4ème générations semble également avoir contribué à assouplir un modèle contraceptif fortement centré sur la pilule, alors même que de nombreuses femmes en soulignaient le caractère contraignant.

Réduisant ainsi fortement l’écart qui pouvait exister entre les sexes. La mise à disposition de préservatifs dans les infirmeries sera poursuivie ». Reconnaissance et au final, des enjeux liés à la sexualité. Les adolescents d’aujourd’hui n’entrent, la mise à disposition de préservatifs est laissée à l’appréciation des personnels infirmiers et apparaît dans la pratique aléatoire et limitée à une distribution sur demande. 210 du 1er décembre 2003, alors même qu’ils présentent des caractéristiques et des trajectoires extrêmement variées. Pour ceux dont la mission première ne relève pas de l’éducation à la sexualité ni même de la promotion de la santé, mais n’offre pas un véritable accompagnement.

Chez les jeunes, les données fournies par les baromètres santé jeunes de 2005 et 2010 ainsi que par les enquêtes Fécond 2010 et 2013 montrent également une tendance à la diversification des méthodes contraceptives. 15 à 54 ans sexuellement actives ont déjà eu recours, au moins une fois, à la contraception d’urgence. La couverture contraceptive a, au contraire, continué de s’élargir et l’usage de la contraception d’urgence semble répondre dans la majorité des cas à celui pour lequel elle a été conçue, à savoir une méthode de rattrapage des échecs ou erreurs de contraception. Toutefois les différentes enquêtes convergent pour montrer un recours insuffisant à la contraception d’urgence en cas de rapport non protégé ou d’oubli de pilule.

France, dont 203 500 en métropole. Leur nombre est relativement stable depuis 2006, avec un taux de recours de 14,4 IVG pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans dans la métropole et de 26,5 dans les DOM . Les femmes de 20 à 24 ans restent les plus concernées, avec un taux de 27 IVG pour 1 000 femmes, tandis que les taux continuent à décroître chez les femmes de moins de 20 ans, atteignant 7,6 recours pour 1 000 femmes parmi les 15-17 ans et 19,5 parmi les 18-19 ans. Les données fournies par la DREES montrent que les écarts régionaux perdurent avec des situations très différentes.